Réponse au sujet de discussion suivant: (Hub Vins de Fou Fous de vin)
le vin se mondialise et ça ne date pas d'hier, Jonathan Nossiter a relancé le débat avec mondovino, venez en discuter avec nous :
Ma réponse: Bonne question et vaste débat. La mondialisation est ancienne puisque les Romains exerçaient déjà des lois protextionnistes pour protéger leurs vins. Ce qui change aujourd'hui c'est l'industrialisation de la filière viti-vinicole et le risque c'est de banaliser le vin à l'instar de la Bière. Les gros groupes mondiaux imposent leur loi sur les marchés même s'ils sous estiment certainement la résistance. Le vin est en Méditerranée la principale activité agricole. Elle est fortement liée aux cultures des pays qui la développent, le vin est riche en symboles et les habitudes alimetaires l'intègrent. Les Méditerranéens dans l'ensemble étaient tellement habitués à leurs vins qu'ils avaient de la peine à boire autre chose. Petit à petit pourtant, les citadelles s'éffritent et les mentalités évoluent. C'est à une clientèle de plus en plus jeune que les industriels s'adressent, celle ci est encore influençable et elle représente l'avenir. Les grosses wineries leur proposent des vins simples, sans vice ni vertu et principalement axé sur des arômes flatteurs avec comme repère le nom des cépages et pour l'exotisme le pays d'origine. Les marques permettent une identification plus efficace encore, elles tendent à augmenter. Ce qui a marché pour la bière est en train de marcher pour le vin. De la même façon que vous réclamez une Heineken ou une Bud vous réclamerez demain une marque qui symbolisera un vin profil type. Pour résister à ce concept de vin unique, je propose que nous rentrions en résistance en informant le jeune public, en le sensibilisant à tout ce que véhicule le vin comme symnole, comme histoire... Je propose que l'on réhabilite le vin dans sa fonction la plus noble, le vin plaisir, le vin compagnon des mets, le vin compagnon des meilleurs moments de la vie, le vin vecteur d'émotions, de souvenirs... Pour cela il parait évident de défendre les identités, les traditions vinicoles, les terroirs, la sincérité, le vigneron. Refusons de boire des vins standardisés ou stéréotypés, refusons les vins stériles et dénaturés, exigeons des vins vivants et de caractère. La mondialisation peut avoir du bon le tout c'est de contrer tous ses effets pervers, le monde du vin de demain se dirige vers la banalisation, sachons conserver les vins d'auteur.
NB/ les politiques anti vin de tous genres ne rendent service à personne, éduquons à mieux consommer au lieu de proscrire le vin. Les alcooliques doivent être pris en charge mais tout comme les fumeurs quand ils sont en manque ils se moquent bien de bien pensé de nos campagnes ridicules.